« Sarah Bernhardt contre l’hydre »

Belle-Île-en-Mer, été 1906. Un homme est retrouvé mort sur une plage. Sur sa poitrine, gravés au couteau : « À mort les Juifs ». En vacances sur l’île pour y voir Sarah Bernhardt qui rentre d’une tournée triomphale en Amérique, le commissaire Anselme Planchec comprend aussitôt qu’il s’agit d’un crime antisémite.
L’enquête révèle rapidement que la victime voyageait sous un faux nom. Peu après, un second corps est découvert : celui d’un jeune bagnard noyé, dont la mort semble liée à la première. Les crimes s’enchaînent, les habitants de l’île sont en émoi. Avec l’aide du gendarme Le Hénaff, enfant de l’île et ancien collègue de Planchec en Indochine rencontré à Belle-Île par hasard, Planchec tente de faire parler les témoins. Mais à Belle-Île, la peur s’installe, les langues se taisent et les regards se détournent. Une femme de chambre finit par évoquer deux hommes venus du continent, aperçus avec la victime peu avant sa mort.

Pierre Martin

Pierre Martin est historien et docteur en histoire moderne. Il enseigne l’histoire moderne à l’Université de Bretagne Occidentale et est membre du Centre de Recherche Bretonne et Celtique, et de la Société Française d’études écossaises.

Il mène des recherches aussi passionnées qu’érudites sur les droits maritimes, l’histoire des estuaires en Bretagne et dans le monde britannique du XVIe au XVIII e siècle.

En dehors de ses écrits universitaires il écrit des romans historiques dont les intrigues se déroulent principalement en Bretagne au XVIIe (Les enquêtes de Jean Nédélec, La Geste éditions).